• ♦ Cancer

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    Tristesse

     

     

    Cancer

     

    Jour néfaste, jour inoubliable malgré le beau soleil doré,

    Pourquoi moi? Question suffoquée qui reste sans loi,

    Ne pas mourir, pas encore, trop de gens à aimer,

    Mon corps ne comprends pas, mon coeur n'a pas la foi !

     

    Dehors rien n'est  pareil, pourtant tout ne peut avoir changé,

    Dans ma tête, tout se bouscule...  Trop de pensées noires,

    En l'espace d'une virée d'aiguille d'une horloge détraquée,

    Tout mon univers a changé, mon corps est devenu une foire !

     

    Comment le dire à mes enfants, impossible, trop de détresses,

    Partir loin, un coin calme, fleuri ou je n'aurais aucun soucis,

    La réalité reste trop présente, leur révéler sans  aucune promesse,

    Vivre au jour le jour, passer à travers cette foutu maladie !

     

    J'avoue, je me sens impuissante, c'est l'enfer brûlant,

    Savoir que dans mon corps, elle vit, elle me ronge,

    Me laver, vite passer à côté, c'est beaucoup trop virulent,

    Drôle d'idées me direz-vous, simple vérité non un songe !

     

    Décrire ce foutu mal, qui te gruges, qui te fout la trouille,

    La peur de la mort frappe comme un coup de poing,

    Tout devient noir, l'anxiété me dévore, ma tête s'embrouille,

    Mon corps bascule, par derrière, monde ambigu, lointain !

     

    Rester positive, pogner son courage à deux mains,

    L'humour tous les jours, voilà ce qui m'a sauvé de la peur,

    Cette peur qui handicape, te dépouilles de tous tes moyens,

    Mes anges sont présents, survivre à ce grand malheur !

     

    ©MarieCarmen

     

     

     

    Merci à Manola et Dalila (la gentille rebelle) pour ce superbe

    cadre.  Leur lien est dans mes blogs chouchous !

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     Le 22 juin 2017

     

    Hier soir, j'ai écouté un film qui m'a vraiment mise toute à l'envers...  Ce film s'appelle Le second souffle...  À écouter si vous ne l'avez jamais vu...  J'ai eu toute une réaction !  Comme ce joli papillon, j'aurais aimé m'envoler.........

     

     

    Si vous avez du temps, si ça vous tente, vous pouvez me lire car c'est long...  Sinon, passez votre chemin et revenez demain !  Je sais, je suis très directe mais je souffre tellement en dedans que je me dois d'écrire pour que ce mal sorte !

     

     

     

    Veillez remarquer mes amies, que je ne veux pas du tout me lamenter, m’apitoyer sur mon sort ou me faire plaindre...  Bien au contraire...  Si j'écris ce que j'appellerai Bouleversement, c'est que je suis encore toute poignée en dedans et que je dois l'écrire pour me défaire du trop plein que je ressent dans tout mon corps !!!

     

     

    Voilà je tremble depuis hier mais je vais écrire ce que je ressens...  Je commence !

     

    Hier soir, j'ai tellement pleurer durant la dernière heure de ce film et tout en dedans me faisait mal...  Je venais de me rendre compte que j'avais eu un cancer et que je n'avais jamais vraiment réagis...  Pourtant, le 5 août prochain cela fera 7 ans que j'ai été opéré !   Je n'ai jamais pleuré ce foutu cancer et même que je le banalisais car pour moi c'était seulement une opération comme les amygdales...  Pourtant, il m'a enlevé tellement de choses et plus je regardais le film, plus je voyais défiler devant mes yeux, tous ces deuils que je ne me suis pas avouée...  La première année passe sans que l'on se aperçoive car on est en mode combat !  La deuxième année, mon frère combattait lui aussi un foutu cancer !  La troisième année mon frère est décédé de ce foutu cancer...  Les années ont donc continués à passer sans que je sache d'ou venait mon mal de vivre...  Hier, je l'ai vu, senti, pleuré et je veux le dire sinon je vais exploser je crois...

     

     

    Je ne pouvais me remettre sur le marché du travail donc perte de salaire et de plus, devenir une assistée sociale pour le reste de ma vie... Je ne condamne pas les personnes qui sont sur l'aide sociale car j'en fais partie...  Mais pour moi je perdais en même temps, mon autonomie...  Je ne pouvais plus avoir d'auto, la plus grosse perte pour moi qui ne suis pas capable de prendre le transport en commun car j'ai eu un accident en prenant l'autobus et avec deux côtes cassés je n'ai jamais été capable de reprendre l'autobus.  Je me retrouvais donc sans rien devant moi pour faire mes commissions ou aller juste prendre un café au Tim Hortons ce que j'adore...  Je demeurais dans un logement au quatrième étage plein, ce qui était très dur à monter quand je revenais de mes courses avec des paquets...  J'ai demeuré seule dans ce foutu trou durant 2 longues années.  Mon fils André m'a sauvé la vie en me prenant avec lui dans son logement... C'est donc la deuxième fois que mon fils me sauve la vie...  J'ai fait une tentative de suicide quelques années avant et c'est lui qui m'a trouvé et il m'a sauvé en appelant le 911...  Mais même en étant avec lui, je demeurais toujours avec ce mal de vivre que je ne comprenais toujours pas...  Je n'ai pas d'assurance pour aller voir un foutu psychologue et je n'ai pas les moyens de le payer donc comment trouver d'ou vient un mal de vivre qui persiste ???  Hier, je l'ai enfin trouver et c'est pour cette raison que j'ai tant pleuré !  Je vous écris et je dois faire des pauses car je pleure encore...  Je dois craché le morceau comme on dit ici pour enlever ce foutu mal qui me ronge depuis déjà trop longtemps...  J'ai pris du poids après le cancer (près de 40 lbs /  20 kilos) et je ne me sens pas bien car je suis pour ma grandeur trop lourde.  Ça m'occasionne des maux de dos plus souvent et je ne m'aime pas avec ce surplus de poids. Je n'ai plus de linge qui me fait et je m'en était acheter beaucoup après ce foutu cancer mais il ne me fait plus... Du à ce surplus de poids, je me suis isolée dans mon logement et c'est ce dont je souffre le plus...  N'ayant plus d'auto, je ne sors plus de chez moi donc je ne connais personne dans mon nouvel environnement qui est l'Ancienne-Lorette.  Je trouve ça très dur de rester seule toujours, toujours et jour après jour.....  C'est je crois ce qui me fait le plus mal...  Ne pas avoir d'amies juste pour aller marcher, prendre un café, jaser...  J'ai beau demeurer avec mon fils, j'aimerais bien avoir un cercle d'amis de mon âge...  À 58 ans, c'est comme si ma vie était éteinte...  Quand j'ai un foutu rendez-vous pour ma doc, examens ou autres, je dois téléphoné à mes deux soeurs qui vivent à Québec...  Parfois je me fais recevoir assez raide et je pleure à chaque fois même si je les comprends ouffff je reviens....  Si je pouvais avoir une auto au moins je serais libre calis oui libre d'aller ou je veux...  Comme j'aimerais pouvoir aller faire des activités...  Je ne sais comment vous expliquer comment la solitude peut faire mal...  Depuis bientôt 7 longues années c'est ça que je vis !  Les journées sont souvent tellement longues mais tellement...  Mon frère qui demeure à Chicoutimi ne m'a même pas téléphoné cette année pour me souhaiter bonne fête ni sur mon facebook...  Parfois cette dur et difficile solitude me fait penser :  pourquoi je suis encore là ????  Et dans ces petits égarements je pense à mon fils André qui a et fait tout ce qu'il peut pour moi !  Mais il ne peut pas plus le pauvre enfant...  Voilà mes amies, je vais arrêter ici car je crois avoir dit le principal pour m'aider à passer ce morceau de merde... Je pourrais encore en dire mais vous seriez ben tanné de me lire !  Sur ce, mes chère amies blogueuses, dites-vous que vous m'avez énormément aider dans cette SOLITUDE !

    Merci à vous qui m'avez lu !  À lundi car je ne mettrai rien d'autres car je vais rester avec mon fils André qui est en congé pour notre fête nationale :  24 juin fête du Québec !

     

    Bonne fête à tous les Québécois !

     

    ©MarieCarmen

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    15 commentaires
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    J'ai écrit ce poème plusieurs années après mon opération qui

    était la première que j'avais...  Comme on dit, ma toute

    première mais non la moindre...  Jamais je n'avais été

    endormi, ni eu d'autres problèmes que des petites grippes,

    sinusites, des petites maladies normales de la vie...

    Cette opération ne me faisait pas peur car ne je savais

    pas ce dans quoi je m'embarquais...  Une chance car

    depuis cette opération, je ne veux plus passer de tests,

    d'examens ou autres...  Ma docteure me tape sur les doigts

    depuis ce temps car je ne veux plus passer d'examen...

     

    J'ai eu comme opération, l'ablation du lobe supérieure

    droit car j'avais une masse de plus de 7 cm.  Disons

    la grosseur d'une belle grosse orange...

     

    Le vrai nom : lobectomie supérieur droite !

    En terme facile, ils m'ont enlevé le lobe supérieur de mon

    poumon droit.  Grosse opération, plus de huit heures sur la

    table d'opération.  J'ai été ouverte dans le dos tout le long

    de mon omoplate d'une longueur d'environ 12 pouces

    (31 cm).  Ensuite ils écartent les cotes entre 8 à 10 pouces

    (20 à 30 cm) pour aller enlever le lobe et non le poumon.

    C'est ça qui est le plus souffrant car tu ressens la sensation

    de l'opération même après presque 6 ans.  Ça va faire 6 ans

    le 5 août 2016 que j'ai eu mon opération.

     

     Mais je peux dire que j'ai eu le meilleur, le plus gentil, le

    plus doux  et le plus calme des chirurgiens thoracique.

    Le Dr. Conti qui était arrivé au Québec depuis seulement

    six mois, originaire de l'Italie et qui a étudié en France.

    J'ai adoré ce médecin car il m'a comprise, beaucoup parler,

    n'était jamais pressé, m'expliquait ce que je lui demandais

    et m'a donné le meilleur de lui-même.  Je suis demeuré 29

    jours à l'hôpital dont 14 aux soins intensifs.  J'avoue que

    je n'ai pas vraiment de souvenirs de ces jours sauf quel-

    que passage par ci par là mais sans plus.

     

    J'ai refusé toute forme de chimio et je ne le regretterai

    jamais.  Ce qu'il me proposait était très dur et je serais

    resté avec beaucoup trop de séquelles.  J'aurais perdu

    l'usage de mes mains en sensations donc plus capable de

    tenir mon café sans avoir peur de l'échapper...  J'aurais

    marché avec une canne car ça brûle le dessous des pieds et

    j'avais 90% de chance de faire un arrêt cardiaque...  J'ai pris

    la bonne décision car après un an si tu n'as pas de récidive,

    c'est que tu n'en auras plus.  Si un autre cancer revenait ce

    serait un autre et non une récidive.  Plusieurs personnes croient

    à tord que tu peux avoir plusieurs récidives...  Non c'est un cancer

    différent même s'il revient à la même place.  Une récidive c'est en

    dedans d'un an du jour de ton opération.  Mon frère en a eu une et

    il en est décédé.

     

    Dans toute cette longue explication, la seule chose que je peux vous

    dire qui ne nous quitte jamais...  c'est la peur d'en avoir un autre.

    Jamais je ne dirai que j'ai vaincu le cancer car pour moi on ne

    peut pas le vaincre.  On demeure avec des pertes, des séquelles, des

    peurs et des blessures et ce pour le reste de notre vie.

     

    Merci infiniment de m'avoir lu !

     

    MarieCarmen

     

     

     

     

     


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